A Bruxelles, le chômage touche particulièrement les jeunes demandeurs d’emploi. Alors qu’il a globalement diminué en Belgique ces dix dernières années (-5%), le nombre de jeunes sans emploi a continué à progresser dans la capitale (+14%).
Les causes, largement identifiées, en sont multiples : des qualifications en inadéquation avec les exigences à l’emploi ; une difficulté de maîtrise des langues ; une discrimination à l’embauche qui, à qualification égale, pénalise les jeunes, singulièrement ceux issus des migrations ; des fragilités sociales cumulatives qui amplifient les inégalités…
Mais ce que l’on sait moins est que l’évolution démographique de Bruxelles est foncièrement différente des deux autres Régions, qui connaissent un net vieillissement. Aujourd’hui, le marché de l’emploi bruxellois connaît davantage d’« entrées » que de « sorties ». Ce sont essentiellement les jeunes générations qui arrivent, alors que les Régions Flamande et Wallonne sont confrontées au départ, parfois précoce, de travailleurs âgés.
Le plus grand pôle économique du pays aurait pourtant la capacité d’offrir des emplois aux habitants de la région centrale, même peu qualifiés, mais force est de constater que ces emplois sont occupés à plus de 55% par des travailleurs habitant hors des limites régionales. Et la plupart des incitants à l’embauche, bien qu’utiles, n’offrent souvent que des solutions précaires.